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Miser sur l’efficacité énergétique: pas si simple…

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 29 janvier 2010 à 16:02
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Miser sur l’efficacité énergétique: pas si simple…
Claude Demers, conseiller en communication d’entreprise chez Hydro-Québec. (Photo Pépé)
Miser sur l’efficacité énergétique: pas si simple…
Le conférencier invité de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville le 20 janvier, Claude Demers d’Hydro-Québec, a sensibilisé les participants du midi d’affaires au fait que le Québec a des défis différents des états voisins, sur le plan de l’efficacité énergétique.
Au Québec, 74 % des résidences chauffent à l’électricité et 90 % utilisent un chauffe-eau électrique; de plus, 98 % des nouvelles constructions résidentielles se tournent vers l’électricité pour le système de chauffage. Ainsi, ce sont 50 000 clients par an qui s’ajoutent au réseau d’Hydro-Québec.

Il y a toujours 360 000 maisons qui chauffent au mazout ou au gaz et, de ce nombre, une proportion est susceptible de se tourner aussi vers l’électricité, à mesure que les prix du mazout augmenteront.

La demande électrique résidentielle augmente donc au Québec, en dépit des mesures d’économie d’énergie. De plus, les nouvelles maisons sont de plus en plus grandes et le nombre d’appareils électriques y a considérablement augmenté au fil des ans.

Il faut aussi compter avec certaines habitudes tenaces, ancrées dans les mœurs, comme celle de conserver le vieux frigo au sous-sol, en plus du nouveau à l’étage! Des décorations de Noël souvent énergivores sont allumées plusieurs mois par année chez certains citoyens. L’interdiction ou l’abandon de l’habitude de faire sécher le linge dehors augmente aussi la facture. Il en est de même des systèmes de climatisation qui fonctionnent toute l’année.

Avec beaucoup d’humour, Claude Demers a invité chacun à faire l’examen de ses propres habitudes de consommation électrique, pour y déceler certaines aberrations ou tout simplement de mauvaises pratiques dont on n’est plus conscient.

Quant aux nouvelles sources d’énergie plus écologiques, comme l’éolien, elles ne sont pas sans failles. Il y a d’abord l’impact majeur dans le paysage qui ne fait pas l’unanimité et des contraintes techniques qui limitent leur efficacité: absence de vent, température trop froide, verglas, etc.

Avec l’éloignement des nouveaux projets hydroélectriques et les limites des sources dites alternatives et plus écologiques, les Québécois n’ont d’autre choix que de réviser aussi leurs habitudes de consommation, laisse entendre le conférencier, même si l’exercice peut sembler laborieux à certains.

(Photo Pépé)

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